👪 La familiarisation en EAJE : doit-on laisser les parents décider du moment de la 1ère séparation ?

Chloé

Écrit par Chloé THYRION

première séparation

Aujourd’hui, les neurosciences nous donnent un éclairage nouveau sur ce que vit le jeune enfant en crèche.

Surnommé « l’hormone du stress », le cortisol est utilisé comme marqueur du niveau de stress. On peut mesurer le taux de cortisol en réalisant un prélèvement salivaire.

En moyenne on a un taux de cortisol plus important chez les bébés accueillis en crèche et une augmentation plus importante pendant la phase de familiarisation. On observe notamment un pic de cortisol à la fin du premier jour de séparation.

Les données montrent que les bébés qui construisent des relations sécures avec des professionnels qui répondent à leurs besoins quand ils appellent à l’aide retrouvent des niveaux normaux de cortisol.

De plus, la qualité des liens tissés entre les bébés et les professionnels ne dépend pas des liens qu’ils ont tissé avec leurs parents : même si l’attachement n’est pas sécure avec le parent, on peut réussir à mettre en place un attachement sécure dans le lieu d’accueil.

Ainsi, ce qui est essentiel pendant la phase de familiarisation, ce n’est pas l’expérience de la séparation mais l’opportunité pour le bébé de tisser des liens avec les personnes qui s’occuperont de lui à la crèche.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous souhaitez en savoir plus sur les grands concepts en Neurosciences cognitives et affectives et leur application au quotidien avec les enfants ?

Vous pouvez vous abonner à la newsletter Lulys consacrée aux Neurosciences et à la petite enfance.

Vous aimerez aussi