
Aujourd’hui, les neurosciences nous donnent un Ă©clairage nouveau sur ce que vit le jeune enfant en crĂšche.
SurnommĂ© « l’hormone du stress », le cortisol est utilisĂ© comme marqueur du niveau de stress. On peut mesurer le taux de cortisol en rĂ©alisant un prĂ©lĂšvement salivaire.
En moyenne on a un taux de cortisol plus important chez les bébés accueillis en crÚche et une augmentation plus importante pendant la phase de familiarisation. On observe notamment un pic de cortisol à la fin du premier jour de séparation.
Les donnĂ©es montrent que les bĂ©bĂ©s qui construisent des relations sĂ©cures avec des professionnels qui rĂ©pondent Ă leurs besoins quand ils appellent Ă lâaide retrouvent des niveaux normaux de cortisol.
De plus, la qualitĂ© des liens tissĂ©s entre les bĂ©bĂ©s et les professionnels ne dĂ©pend pas des liens quâils ont tissĂ© avec leurs parents : mĂȘme si lâattachement nâest pas sĂ©cure avec le parent, on peut rĂ©ussir Ă mettre en place un attachement sĂ©cure dans le lieu dâaccueil.
Ainsi, ce qui est essentiel pendant la phase de familiarisation, ce n’est pas l’expĂ©rience de la sĂ©paration mais l’opportunitĂ© pour le bĂ©bĂ© de tisser des liens avec les personnes qui s’occuperont de lui Ă la crĂšche.
0 commentaires